Que l’Islam soit une composante nouvelle de l’identité française me semble être une évidence. Que la laïcité soit une des valeurs premières de notre République n’est plus à débattre. Par contre, que les mosquées de France soient dotées de minarets relève plus du pittoresque que d’une nécessité puisque les musulmans de France conviennent qu’il n’est pas essentiel de diffuser l’appel du muezzin à l’extérieur du bâtiment. De plus, si un restaurateur spécialisé en couscous et tajines dépose un permis de construire pour un édifice typiquement marocain avec une tour sur le coté pour renforcer son thème, est ce que cela donnera lieu à référendum? Alors, pour moi, les règles d’urbanisme doivent être suffisantes pour gérer chaque demande de construction et la question des minarets (comme tout ce qui touche au fait religieux) n’a pas sa place dans un débat politique. La seule question que je me pose, celle du financement des lieux de culte, me semble bien plus importante.

Historiquement, le statut juridique de la plupart des 40 000 églises communales ou étatiques demeure régi par la loi du 9 décembre 1905. Pour faire simple, l’Etat est propriétaire des églises qui étaient cathédrales avant 1905, les autres étant communales. Quid du financement des mosquées à construire? Pour mieux contrôler le financement des nouvelles mosquées de France, puisque les collectivités (communes ou état) entretiennent le patrimoine cultuel existant, il me semblerait logique qu’elles financent leur construction.
Mais n’est-ce pas contradictoire dans une République laïque qui ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte (article 2 de la loi de 1905)?
Jacques Valat (Créateur/Administrateur de “La lettre ouverte“)
J’ai une solution (qui aurait pû être celle d’Hara-kiri en son temps) et qui mettra fin à toutes polémiques, urbanistiques et économiques:
- les religions étant, comme chacun sait, tolérantes et ouvertes à l’autre, je propose que les clochers servent également de minarets (et réciproquement bien sûr), le muezzin prenant place auprès des cloches en ayant pris soin d’orienter la croix qui les dominent vers la Mecque.
Ta solution n’est pas stupide, elle est même pleine de bon sens. Le jour de prière étant le vendredi pour les musulmans, le samedi pour les juifs et le dimanche pour les chrétiens, chacun pourrait s’acquitter de ses obligations sans perturber l’autre. Les frais de chauffage et de fonctionnement seraient partagés. Les plus tolérants se verraient offrir la possibilité d’affirmer leur oecuménisme et les plus exaltés, ne pouvant supporter cette promiscuité imposée, seraient rapidement identifiés. Bonne idée!…