Sur le coup, j’étais POUR, trouvant même ridicule que l’on veuille légiférer sur un sujet aussi léger et puis, en prenant un peu de recul, j’ai changé d’avis. La fessée est une violence et marque l’enfant, futur adulte, à tout jamais, surtout si la « séance » a lieu en public.
Cette fessée est, en fait, un aveu de faiblesse du donneur; la violence est la force des faibles.
Personnellement, je me souviens très bien (et mon fils aussi) d’une gifle que je lui ai donné sur un coup de colère. On en parle parfois, il ne m’en veut pas, il m’a pardonné… mais je ne peux oublier ce geste stupide.
Je crois que nous avons tous, enfoui plus ou moins profondément, ce type de remords.
Mais, plus prosaïquement, il me revient une anecdote racontée par mon père (instituteur formé par l’Ecole Normale de la 3 éme république) qui donnait toujours le choix de la sanction à ses élèves pris en faute.
Ils devaient se déterminer entre: copier à l’indicatif, au conditionnel et au subjonctif, les différentes formes d’un verbe ou accepter l’impact d’un coup de pied au cul.
Mon père ne se souvient pas qu’un élève est opté pour les fastidieuses pages d’écriture…